Développement de l’Ecologie industrielle et Territoriale dans la zone industrielle de la Punaru’u : quelles opportunités ?

Les rencontres de l’Economie circulaire en matinale

Dans le cadre des « Rencontres de l’Economie Circulaire en Polynésie française », organisées par l’ADEME, la CCISM et leurs partenaires le 9 mars 2016 au matin, plusieurs projets innovants ont été présentés. De la valorisation du tourteau de coprah pour la filière alimentation aquacole, en passant par la valorisation d’une enzyme contenue dans l’ananas en vue de la fabrication de produits pharmaceutiques, jusqu’à la valorisation des huiles de monoï en biocarburant, les entreprises telles que Technival, Jus de Fruits de Moorea et le Laboratoire de Cosmétologie du Pacifique Sud, ont démontré que la Polynésie française pouvait être un territoire d’innovation et de valorisation de nos produits typiquement locaux.

Le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) ou encore de la SOFIDEP pour soutenir de tels projets innovants, respectueux de l’environnement et des hommes, démontrent que de tels projets ont de l’avenir (soutien financier, prêt bonifiés, facilitations,…). Et comme l’a souligné M. Camille FABRE de l’ADEME Calédonie, il ne faut pas attendre que la règlementation oblige à travailler sur ces questions, mais plutôt anticiper sur les changements et profiter du caractère innovant des projets pour bénéficier d’un soutien technique et financier, ce qui ne sera plus le cas une fois que ce sera devenu règlementaire.

 

L’Ecologie industrielle et Territoriale appliquée dans la Punaru’u 

En marge de cette matinée, des échanges ont été organisés à la Mairie de Punaauia avec l’ADEME Polynésie et la CCISM, ainsi que les représentants de la Nouvelle-Calédonie, au travers de Messieurs Camille FABRE (ADEME) et Matthieu LADIESSE (CCI).

Ils ont ainsi eu l’occasion d’échanger avec des entreprises de Punaauia et de la Zone industrielle sur l’écologie industrielle et territoriale et de présenter un outil, ACT’IF, qui sera mis en place et porté par la CCI de Nouvelle-Calédonie.

Cet outil consiste à référencer (par géolocalisation) et mettre en relation les entreprises entre elles sur un territoire donné, l’objectif étant de leur permettre de mutualiser et optimiser leurs flux. Initialement ce programme ne prenait en compte que les déchets et les flux d’énergies, mais il tend à s’élargir aux questions des ressources humaines (emplois partagés), des transports (mutualisation des déplacements, de la logistique), ou encore des achats (regroupement en centrale d’achat). De l’avis des experts calédoniens, ce projet pourrait être mis en place au sein de la zone industrielle de la Punaru’u.

Le but étant de rationaliser et optimiser les moyens pour faire des économies.

S’il a été principalement question des déchets en verre, des besoins en énergie et chaleur (chaudières), mais aussi des rejets en eau, l’écologie industrielle porte sur plusieurs volets et peut donc concerner différents secteurs et filières. Il est toujours difficile d’envisager de tels projets car beaucoup de facteurs entrent en jeu (exemple donné de la STEP de Taapuna et de la collecte du verre), néanmoins, il a été souligné l’importance de la mise en réseau et d’initier des échanges dans un premier temps.

Lancement d’un appel à projet ADEME

Depuis le 9 mars 2016, l’ADEME Polynésie française a lancé un second appel à projet sur l’économie circulaire afin de financer des projets innovants dans le domaine. Un dossier de présélection devra être remis au plus tard le 25 avril 2016 à 12h et le dossier de candidature final le 20 mai 2016 à 12h au plus tard.

Le plafond de l’assiette des projets éligibles est de 11,933 MXPF maximum et le montant de l’aide jusqu’à 70% du montant HT. Une fiche descriptive de l’aide de la SOFIDEP (annexe 7) est également disponible dans le règlement de l’appel à projet.

Tous projets qui viendraient à se concrétiser et contribuant à l’effort de développement maîtrisé de la Zone industrielle pourraient être présentés et valorisés au sein du Conseil de Gestion de la Vallée de la Punaru’u.

Tous les détails des rencontres et de l’appel à projet sont à retrouver sur le site de l’ADEME.