La Ville de PUNAAUIA a fait du développement durable l'une de ses priorités. Plusieurs actions sont menées pour garantir la préservation des richesses endémiques de notre ville et encourager un développement respectueux des écosystèmes de notre environnement.

Le rahui de la vallée de la Punaruu

2021, protégeons nos orangers !

PATRIMOINE - Punaauia prolonge son rāhui dans la vallée de la Punaru’u pour préserver son emblème : les orangers de Te tamanu.

Depuis quelques années, les orangers du plateau de Tamanu sont menacés par des espèces envahissantes telles que le miconia ou le Falcata. Les arbres manquant de soleil, fournissent de moins en moins de fruits et nombre d’entre eux se meurent.

Pour remédier à ce désastre, l’association des porteurs d’oranges "Paruru i te faa no Punaruu" avec le soutien de la ville de Punaauia et des propriétaires terriens, a mis en place en 2020 un rāhui sur tout le fond de la vallée. Une cessation de la cueillette dont l’objectif était de permettre à la ressource de se régénérer.

Depuis, les bénévoles n’ont pas chômé. Chaque mois, ils mènent des actions de défrichage massif des espèces envahissantes. Ils s’affairent aussi à faire pousser et replanter des orangers.  La ville de Punaauia les subventionne et les accompagne dans la conduite de cet ambitieux projet.

En 2021, leurs actions ont commencé à porter leurs fruits. Dans les zones défrichées, quelques orangers recommencent à produire des fruits, mais trop peu pour rependre la cueillette sans risquer de les abimer.

Le rāhui qui a démarré l’année passée est donc prolongé, pour offrir au plateau de Tamanu le repos nécessaire à une relance durable de la production des oranges pour les années à venir. Pour rappel, en 2019, ce sont plus de huit tonnes d’oranges qui ont été récoltées par nos porteurs.

Dans cette idée, la ville de Punaauia rappelle à sa population qu’il est strictement interdit de se rendre dans le fond de la vallée de la Punaru’u sans autorisation des porteurs d’orange et / ou des propriétaires terriens.

La cueillette de nos fruits favoris devrait reprendre en 2022.

La lutte contre les dépotoirs sauvages

Composée de 7 agents la Brigade Nature de Punaauia a pour mission de sensibliser les industriels et les admnistrés à la protection de l'environnement. Ces agents sillonnent en binôme et à vélo, les quartiers et les plages de PUNAAUIA, et interviennent ainsi directement auprès des pollueurs. Pour mener à bien leurs missions, ces agents ont suivi une première formation juridique, basée sur le Code de l'Environnement, leur permettant ainsi de sensibiliser au mieux la population sur le respect de l'environnement : Nuisances sonores, pollution, prolifération d'espèces envahissantes, zones de pêche réglementée, Petite Fourmi de Feu (PFF). Depuis sa création, une nette amélioration a déjà été constatée. La Brigade Nature travaille en étroite collaboration avec la Police Municipale, seule habilitée à verbaliser les pollueurs depuis le mois d'avril 2016.

Coût des amendes par type de contravention :

  • 1ère classe : 1.300 FCP - 3.900 FCP en cas de majoration

Non-respect des arrêtés de police touchant au domaine de l'environnement

  • 2ème classe : 4.150 FCP 6 8.900 FCP en cas de majoration

Bruit dans les espaces classés - Non-respect de la réglementation en matières de collecte des ordures

  • 3ème classe : 8.100 FCP - 21.450 FCP en cas de majoration

Circulation du public dans un espace protégé - Abandon de déchets dans un espace classé - Bruits ou tapage injurieux ou nocturnes - Abandon d'ordures, déchets, matériaux ou autres objets

  • 4ème classe : 16.100 FCP - 44.700 FCP en cas de majoration

Entrave à la liberté de circulation sur la voie publique correspondant à des dépôts de déchets sur la voie publique

Contact Brigade Nature "PU ARUTAIMAREVA" : 87.23.03.06

Le livre blanc de la Punaru'u - TE HOTU NUI NO PUNARUU

La vallée de la PUNARUU et son littoral regorgent d'histoires et de richesses naturelles que la Commune souhaite, plus que jamais, préserver. En 2012, un comité de gestion regroupant les usagers de la PUNARUU et les élus municipaux de PUNAAUIA, se met en place pour définir des mesures à prendre pour préserver la PUNARUU. Le Livre Blanc "TE HOTU NUI NO PUNARUU", édité en 2013, reprend ainsi toutes les actions validées lors de ces nombreuses concertations.

La vallée de la PUNARU'U représente près de 50% de la superficie totale de la commune de PUNAAUIA, qui s'élève à 76 km2. Les enjeux environnementaux, économiques et humains y sont forts, tant pour la Commune que pour l'ensemble de l'île de TAHITI. Si ces enjeux sont plus ou moins connus des multiples autorités compétentes, force est de constater que leur implication et leur action restent insuffisantes et ne permettent pas d'envisager l'avenir de la vallée avec sérénité. Face à cette situation, la commune de PUNAAUIA se devait d'agir. C'est pourquoi, l'équipe municipale a choisi d'inscrire des 2008, la réhabilitation et la valorisation de la vallée de la PUNARU'U dans son programme communal. C'est ainsi qu'en juin 2009, suite à une vaste opération de nettoyage de la vallée organisée de manière conjointe par la Commune et le Ministère de l'Environnement, un Contrat moral d'engagement pour la vallée de la PUNARU'U a été signé par quelques-uns des partenaires clés, dont les associations pour la protection de la vallée de la PUNARU'U, TE MATA ARA O TE MURIAVAI NO PUNARU'U ou encore l'association syndicale du lotissement de la zone industrielle de la PUNARU'U. En octobre 2009, la Commune a souhaité élargir ce Contrat moral à davantage de partenaires et surtout lui donner plus d'ambition et de poids. L'idée d'un Livre Blanc est née. Un important travail d'état des lieux et de réflexion en interne sur l'avenir de la vallée débute, sous l'égide d'un comité de pilotage communal composé d'élus et de techniciens. En l'absence de chef de projet dédié au Livre Blanc au sein de la Commune, ces travaux ont perduré jusqu'en 2012, obligeant la Commune à imaginer le moyen de fédérer des actions en cours, telles que la régénéréscence des orangers ou la limitation de l'impact environnemental des lignes électriques. C'est ainsi qu'un Accord de principe pour la protection de la vallée de la PUNARU'U a été signée en juin 2011 avec l'association pour la protection de la vallée de la PUNARU'U, la TEP, la Fédération des agriculteurs TE RIMA HOTU RAU et le bureau d'études PAE TAI PAE UTA. En parallèle, la démarche du Livre Blanc de la PUNARU'U s'est poursuivie et s'est matérialisée en octobre 2012 par l'édition d'un état des lieux technique et objectif, intitulé TE HOTU NUI NO PUNARU'U : Pistes de réflexion pour une gestion intégrée et un développement durable de la vallée de la PUNARU'U. UNE DÉMARCHE RÉSOLUMENT PARTICIPATIVE Une fois les attentes de la Commune identifiées, la concertation avec ses partenaires a été lancée par une réunion plénière de présentation du projet et de la méthodologie envisagée, dans les jardins du Musée de TAHITI et des îles, le jeudi 15 novembre 2012. Pour aborder les diverses thématiques, il a été choisi de scinder la vallée en 3 zones géographiques : la haute vallée, la moyenne vallée et, la basse vallée et la baie. Chacun de ces trois ateliers a mobilisé la Commune et ses partenaires durant deux jours entiers. Trois semaines ont donc été nécessaires pour partager et échanger, le tout dans une ambiance sereine. Au total, ce sont 67 personnes, issues d'une trentaine d'organismes publics, privés et associatifs qui se sont impliquées dans les débats et ont permis d'identifier 28 mesures de portée et de composantes très différentes. Ces rencontres ont surtout confirmé la légitimité de la démarche communale et la nécessité d'actions communes à l'ensemble des partenaires intéressés par la mise en valeur de la vallée de la PUNARU'U. Ce Livre blanc représente donc à la fois l'aboutissement d'une démarche partenariale, mais également le commencement d'un projet commun et concerté. Contact : Heinui TEPAHAUAITAIPARI, Chef du service du Développement Durable et Economique au 40.86.56.53 ou par courriel - heinui.tepahauaitaipari@mariedepunaauia.pf

La lutte contre les espèces envahissantes du plateau de Maraeti'a

Les bénévoles de l'association Te Rau ati ati a hiti noa tu consacrent leur temps libre à protéger la forêt naturelle du plateau de Maraeti'a dans la vallée de la Punaruu. Une forêt où subsistent de nombreuses plantes endémiques et protégées, aujourd’hui menacées.

La ville de Punaauia les accompagne dans leurs projets au travers de nombreuses subventions. Ils ont ainsi pu, depuis 2017, installer plus de 150 pièges à rats et clôturer 2 hectares de forêt pour éloigner les cochons du plateau.

En 2020, une nouvelle subvention a permis de financer l’hélitreuillage de matériel jusqu’au plateau et l’installation de panneaux de sensibilisation à destination des marcheurs, nombreux à visiter le plateau de Maraeti’a pendant la saison.

Les résultats sont plus que probants. La zone du plateau ayant été grillagée est celle qui produit le plus d’orangers. Épargnées par les rats et les cochons, les plantes endémiques, elles aussi, sont plus présentes et plus vivaces.

Les bénévoles de l’association se consacreront dans les années à venir à la lutte contre les plantes envahissantes dans l’espace clôturé et y planteront des tumu de plantes endémiques.

Des projets efficaces qui pourraient, à terme, être étendus à d’autres plateaux de la vallée de la Punaru’u.

Un grand merci aux membres de l'association pour leur travail et leur implication dans la sauvegarde de notre patrimoine!

Le label "Aire Marine Éducative"
L'établissement scolaire 2+2=4 est labellisé "Eco-école" et "Aire Marine Ecucative" depuis 2017. Ces labels récompensent les établissements très engagés dans la préservation de l’environnement marin et de ses écosystèmes. Il ne suffit pas de les réclamer pour les obtenir. Les équipes pédagogiques doivent mener, avec leurs élèves, des projets concrets sur le thème de la mer et des risques qui pèsent sur sa préservation. Fortement engagée dans une démarche de développement durable, l'école tient à sensibiliser les élèves au respect de l'environnement, en mettant en place régulièrement, des projets, permettant de les impliquer davantage dans ce sens. Grâce à leurs professeurs, mais aussi à des intervenants externes (scientifiques, pêcheurs…) les élèves acquièrent des connaissances sur le milieu marin. Ils enfilent masques et tuba pour voir par eux-mêmes les richesses sous-marines puis ils mettent en place des actions et transmettent leurs savoirs à leurs camarades moins âgés. Ce projet, résolument écologique, s’inscrit dans une démarche pédagogique de l’éducation au développement durable. Lors de leurs allocutions, Mme Marie-Rose TEURU et M. Roland SANQUER ont tenu à féliciter les classes ayant contribué à l'obtention de ce label et à encourager les plus jeunes à prendre exemple sur leurs aînés, pour perpétuer leurs actions de sensibilisation et de préservation.
La lutte contre la petite fourmi de feu (PFF)

La Petite Fourmi de Feu (PFF) se disperse petit à petit dans les îles polynésiennes. Ses particularités font d’elle une des 100 pestes majeures reconnues nuisibles dans le monde (source UICN). Elle fait partie des 10 espèces les plus envahissantes.

La ville de Punaauia a entrepris de limiter sa propagation et accompagne les projets concourant à son éradication.

Caractéristiques de la PFF

La PFF est originaire d’Amérique tropicale. Elle est facilement identifiable par sa petite taille, 1,2mm pour les ouvrières et 4,5mm pour les reines. Les ouvrières sont de couleur orange pâle avec parfois un point jaune vif ou noir mat au-dessus de l’abdomen alors que les reines sont entièrement noir et mat.

Impact sur l’homme et sur l’environnement 

Par sa piqûre douloureuse avec des effets relativement longs, jusqu’à plusieurs heures, elle peut rendre la vie difficile et pénible à la maison, sur le lieu de travail ou dans la nature. La piqûre de la PFF peut provoquer des allergies graves (choc anaphylactique), et rendre les animaux aveugles.

La PFF est une sérieuse nuisance pour l’agriculture. Elle s’installe dans les plantes (cocotier, bananier, taro etc.) et elle présente une gêne intempestive dans l’organisation opérationnelle de ce secteur (culture, récolte, transport, vente, etc.).

La propagation de la PFF est interdite et sa destruction autorisée.

Il est stipulé dans le code de l’environnement :

  • Tout transport de matériaux (agrégats, terre, déchets verts, pots de fleurs etc.) provenant des zones infestées est strictement interdit. Les engins travaillant dans des zones infestées doivent être désinsectisés en fin de travaux et avant tout mouvement vers de nouvelles zones. Une facture attestant le service fait peut être réclamée.
  • Les propriétaires ou les personnes vivant sur un terrain infesté par la PFF sont tenus de prendre, à leur charge, les mesures adaptées pour traiter ces terrains et de le signaler à la direction de l’environnement.
  • Déclarez tous produits, colis ou plants aux agents chargés des contrôles phytosanitaires lors de vos déplacements ou expéditions à destination des autres îles de Polynésie française non-infestées.

Adopter de bonnes pratiques

  • Eviter de ramener de nouvelles plantes ou des fragments de végétaux
  • Favoriser l’utilisation du terreau de votre jardin et faite votre propre compost
  • Effectuer une détection avant tous travaux de construction / terrassement / d’enrochement / remblai / gravier et traitez le cas échéant
  • Rester vigilants en cas de déménagement/emménagement
  • Ne pas transporter les matériaux ou végétaux infestés
  • Traiter les matériaux contaminés avant tout déplacement
  • Laisser sur place les déchets verts coupés

Les matériaux à risques

  • Pots de fleurs, de plantes,
  • Arbres ou arbustes (fruitier, bananiers, palmiers, etc…)
  • Fragments végétaux : troncs, compost, noix de coco, bourre, oiseaux de paradis (auti, même coupés)
  • Sacs (de bourre de cocos, coprah, charbon)
  • Déchets verts,
  • Terres de déblai, remblai, Gravats
  • Véhicules utilisés pour les travaux publics si sales ou contaminés
  • Palettes de bois,
  • Déchets variés (tôles, tuyaux, gouttières, etc…)
  • Matériel de jardinage venant d’une zone contaminée

Comment effectuer une détection ?

Les PFF peuvent être détectées avec des bâtonnets enduit de beurre de cacahuète placés aux quatre coins de votre jardin. Il faut attendre environ 1 heure pour le diagnostic.

Si au bout d’une heure, vous retrouvez des PFF sur vos bâtonnets, appelez la Mairie de Punaauia - Pu Arutaimareva 87.72.03.06 qui pourra vous accompagner et conseiller au mieux.

ATTENTION : Certains produits phytosanitaires sont disponibles dans certains magasins, cependant, il est recommandé de faire appel à des sociétés spécialisées dans la désinsectisation. Effectivement, les pesticides présentent un danger pour la santé humaine. De ce fait, des mesures doivent être respectées : équipement spécifique (combinaison, masque etc.), dosage, etc.

 

 

Contacts

Pu Arutaimareva : détection et sensibilisation

Direction de l’environnement (DIREN) : cadre règlementaire

 

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