Tout au long de la semaine, l’association Taapuna New Team proposait aux familles du quartier social de Taapuna de découvrir ou de redécouvrir des pratiques culturelles. Parents et enfants ont donc passé cinq jours à faire du tressage, fabriquer du monoi ou encore s’affronter lors de tournois de tu’aro ma'ohi et de fanu’u. Un projet qui aura permis aux familles de se réapproprier leur culture mais aussi de tisser des liens, en pratiquant des activités tous ensemble !

Encore une fois, Taapuna New Team a proposé aux habitants du quartier Taapuna une semaine riche en découvertes et en partage. Grace aux subventions versées par la commune de Punaauia et le contrat de ville, l’association a organisé cette semaine son opération A HEIVA ANA’E. Cinq jours consacrés aux traditions Polynésiennes.

Constatant que la population tend à ne plus pratiquer les savoir-faire ancestraux, TNP a convié gratuitement les familles qui le souhaitaient à participer à des ateliers culturels. Le programme était bien rempli ! Jeunes et moins jeunes ont pu apprendre à tresser des ballons en ni’au, jouer au fanu’u et au patia fa, décortiquer, presser et râper le coco, fabriquer du monoi et prendre des cours de ori. Autant d’activités qui font partie intégrante de la culture mais qui, pourtant, ne sont plus guère pratiquées dans le quartier de Taapuna.

Cette semaine fût forte en émotions et en partage. L’association, qui propose le plus souvent des activités réservées aux jeunes, a offert, au travers de ce A HEIVA ANA’E, une occasion aux parents de se rapprocher de leurs enfants et d’apprendre avec eux, pour retrouver une complicité familiale, qui parfois, s’était étiolée.  

Le maire de la ville, Simplicio Lissant, a suivi de près cette opération tout au long de la semaine. Ce vendredi 9 août, il s’est rendu en compagnie de plusieurs élus dans le quartier de Taapuna, à la rencontre des habitants, pour admirer le fruit de leur travail et partager avec eux un ma’a Tahiti. Repas élaboré depuis la veille par les participants de ce heiva, qui renouaient ainsi avec la préparation d’un ahima’a traditionnel.