Le four tahitien, ahimā’a : entre saveurs, savoir et science d'une tradition vivante

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06/10/2026 - 2 minutes de lecture

Ouvert à tous

Le Mardi 6 octobre 2026 de 17h30 à 19h00 à l’université de la Polynésie française (Bibliothéque de l’université)

Présentation de la conférence

Intitulée « Le four tahitien, ahimā’a : entre saveurs, savoirs et science d’une tradition vivante », la conférence proposera de porter un regard scientifique et culturel sur une pratique emblématique de la société polynésienne. 


En tahitien, le terme ’ai ne renvoie pas uniquement à la nourriture. Il désigne aussi l’action de manger, mais évoque également la transmission des connaissances, les relations sociales ou encore certaines dimensions liées au pouvoir. Cette richesse du vocabulaire ouvre ainsi une réflexion plus large sur la place de l’alimentation dans la société polynésienne. 


L’ahimā’a illustre pleinement cette diversité de savoirs. Bien plus qu’une simple technique de cuisson, sa préparation mobilise de nombreuses connaissances : choix des pierres et des essences de bois, reconnaissance des feuilles et des aliments, maîtrise du feu et de la chaleur, organisation des différentes étapes ou encore respect des temps de cuisson.


Ces gestes et ces pratiques témoignent également d’une connaissance fine de l’environnement, de la biodiversité locale et de l’utilisation raisonnée des ressources. 


L’ahimā’a comme laboratoire vivant

À travers cette conférence, Lovaina Rochette proposera de considérer l’ahimā’a comme un véritable laboratoire vivant, où se rencontrent générations, cultures et sciences.


La transmission de cette pratique peut notamment donner lieu à des projets pédagogiques pour les jeunes, à un travail de collecte et de transmission du lexique tahitien, ou encore à des collaborations entre chercheurs, familles et détenteurs de savoirs.


L’objectif est ainsi de montrer qu’une tradition vivante ne se limite pas à conserver des pratiques du passé : elle peut également nourrir la recherche, favoriser la transmission et ouvrir de nouvelles perspectives pour les générations futures.


Les visuels fournis dans le dossier illustrent d’ailleurs très bien cette dimension collective et pratique de l’ahimā’a : préparation des feuilles et des aliments, mise en place du four, chauffe des pierres et transmission des gestes autour de la cuisson.