CYCLE DE CONFERENCES - SAVOIRS POUR TOUS

23
Jan
18/01/2024 - 2 minutes de lecture

Cycle de conférences : Savoirs pour tous
Mardi 23 janvier 2024 – 17h30
Amphithéâtre Hina-marama (A1) – UPF

Intervenante : Mililani GANIVET – Doctorante au British Museum/UEA

Conférence :  Sauvés des flammes, sauvés de l’oubli ? Les tao’a faufa’a tupuna collectés par la London Missionnary Society et conservés au British Museum

Présentation de la conférence
En 1816, Pōmare II fit don de ses to’o familiaux aux missionnaires de la London Missionary Society (LMS) comme preuve de sa conversion religieuse, trois ans avant son baptême en 1819. Ce geste, lourd de sens, contribua à redéfinir la politique de collecte des objets de la LMS et sauva des flammes une centaine d’autres objets, parmi les plus sacrés de Polynésie. Exposés dès le milieu du 19ème siècle au musée missionnaire à Londres puis entreposés dans les réserves du British Museum à partir de 1890, la plupart de ces trésors et leurs histoires demeurent largement inconnus des Polynésiens. Si l’histoire de la traduction de la Bible en tahitien est bien connue du grand public, la présence et l’étude de ces objets offrent de nouvelles pistes de réflexion sur cette période charnière de notre histoire. À partir de quelques objets emblématiques conservés au British Museum, cette présentation est une première introduction à l’envergure de la collection de la LMS, suggérant aussi le rôle crucial de la culture matérielle dans l’écriture de notre histoire. Cette présentation sera aussi l’occasion d’aborder le rôle clé joué par les missionnaires polynésiens dans la collecte des objets aux Îles Cook et à Hawai’i à partir de 1820. 

Biographie du conférencier
Mililani est océanienne. Originaire de Tahiti, elle grandit à la presque-île avant de partir faire ses études à la Sorbonne à Paris puis à Hawai’i. Lauréate d’un contrat doctoral avec le British Museum et l’Université de East Anglia au Royaume-Uni, elle est chargée de documenter les collections polynésiennes de la London Missionary Society au British Museum depuis Octobre 2023. Elle se considère comme une archiviste de la parole sacrée, qu’elle soit écrite, parlée ou incarnée. Son travail est inspiré par les poètes du recueillir, les passeuses de souvenirs et les porteurs d’avenir de son pays et de l’Océanie, ceux ont ouvert la voie et ont posé les fondations sur lesquelles son travail et ses convictions reposent.